03 mars 2008
Don't forget...

Du crépuscule à l’aube, ces morsures semblent m’engager sur le chemin sombre d’une nuit éternelle.
Du moins est-ce à cette automutilation que mon inconscient amoureux m’amène lorsque l’angoisse du soir me gagne.
L’amour est une souffrance lorsqu’il engage l’être entier dans la passion de l’autre rêvé. Tout n’est alors que destruction et autodestruction.
Mais la vie reprend le dessus, fataliste parfois, pleine d’espoir toujours.
Que me vienne le courage de retrouver les moments perdus avec le regard de l’enfant heureux et insouciant.
Fuir l’égoïsme né de la déception pour rendre à l’autre l’hommage de son passage tant aimé. L’amour, c’est donner ; reprendre c’est voler, comme dirait Renaud.
Ses sourires qui dévorent la vie, son rire qui emporte toute mélancolie, son regard pétillant d’enthousiasme, sa peau douce et sucrée… Avec elle, l’ivresse me gagnait avant même que les « Cuba Libre » ne fassent leur effet.
Avec elle, je franchissais toutes les frontières.
Mais parfois, le tourbillon du temps entraîne des pertes irrésistibles, des regrets s’installent alors dans les champs minés du cœur. La magie disparaît laissant place à la morne raison.
Vivre avec en se disant que : « c’est la vie ! ».
Mais à toi, je voudrais te dire merci…
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12 décembre 2007
Je manque à tous mes devoirs...

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06 novembre 2007
Belgique, une fois!

Pas très loin des frontières de la Principauté d’Archignac, se situe un petit royaume, qui rencontre les pires difficultés à maintenir son unité.
En effet, depuis plusieurs mois, ce royaume n’est pas gouverné à défaut d’un accord entre les différentes communautés linguistiques et territoriales qui le composent, en particulier sur une province bruxelloise revendiqué tant par les francophones que par les néerlandophones.
Cela montre à quel point il est difficile de vivre ensemble lorsqu’une langue vous sépare, lorsqu’une culture vous diffère, lorsqu’une inégalité de développement économique se creuse. Une organisation fédérale ne peut que renforcer ce sentiment de ne pas défendre les mêmes intérêts.
C’est de la Belgique dont il s’agit, ce plat pays chanté par Brel, qui d’Anvers à Tournai, présente une unité factice qui ne masque pas les divisions visibles pour tout voyageur. Le bilinguisme supposé n’existe que dans l’idéal, les communautés se juxtaposent sans dialogue et l’individualisme l’emporte partout, y compris dans l’habitat.
L’avantage est que les Belges ont appris à gérer localement et privativement ce qu’ils n’attendent plus de l’Etat. Le risque est que parfois l’absence de l’Etat vire à la tragédie, comme ce fut le cas au moment de l’Affaire Dutroux, un des rares moments d’unité nationale…
Ce concentré d’Europe ne rend pas optimiste sur la capacité de construire un jour une communauté fédérale réunissant tous les Etats d’Europe de Dublin à Varsovie.
C’est pourquoi à Archignac, tout le monde parle le scrogneugneu, langue créée de toute pièce pour faire l’unité de la principauté…
ps. ambiance musicale: "les filles du bord de mer" Arno
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25 octobre 2007
Carnets de voyage

Cet homme au visage buriné par le soleil et l’expérience me regarde.
Il reste flou, à un point tel que je ne sais pas où il se situe.
Lui semble me voir clairement mais lointain.
Etrangement, il me ressemble, comme un autre moi-même quelques années plus tard, au terme d’une aventure longue et sinueuse.
Il est serein, donne le sentiment d’avoir accompli un destin qu’il se serait lui-même forgé.
Je suis encore jeune, je suis encore flou, je ne sais par quel geste emprunter le chemin qui me mènera à lui.
Il a franchi des rivières et des ponts, tendant la main vers l’humanité, tournant le dos à la futilité d’une existence égoïste.
Il s’est nourri des grands passeurs de l’histoire, ceux qui un jour ont rencontré un dessein qui dépassait leur propre personne. Le Che, Mandela, Senghor, Allende, ou peut être un quidam, dont les circonstances ont révélé la grandeur d’âme, tel Paul Rusesabagina…
Son voyage s’achève mais l’éternité demeure.
Moi, je n’ai pas encore l’éternité.
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23 octobre 2007
Tyrannie de la conscience
« On me somme de choisir un camp. Moi, je choisis celui de mes intérêts. »
Archignac, biographie d’un Prince, page 512
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